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Le syndrome du gisant

Par Marie Guerdin · · 3 min de lecture

Illustration de l'article sur le syndrome du gisant

Avez-vous parfois l’impression de ne pas vivre votre vie, d’être « à côté de vos pompes », ou de rejouer toujours le même scénario malgré tout ce que vous avez compris ? Il se peut que vous portiez la mémoire d’un défunt de votre famille.

Qu’est-ce que le syndrome du gisant ?

Ce syndrome a été décrit par le Docteur Salomon Sellam. Il a mis en évidence une logique de « réparation » transgénérationnelle qui s’active après un drame familial : un décès ressenti comme prématuré, injuste ou inacceptable. Ses effets peuvent se transmettre sur plusieurs générations, avec des conséquences psychologiques, voire médicales.

Un gisant est un enfant né après la mort d’un membre de la famille, et dont la date de naissance — entre autres — correspond à l’une des dates (naissance, conception, décès) de ce défunt. Il peut s’agir d’un aïeul, mais aussi d’un enfant de la fratrie décédé, d’une fausse couche ou d’une IVG.

Deux exemples

  • Louis est né le 10 mai 1985, après la mort de son arrière-grand-père paternel, décédé le 10 mai 1976.
  • Audrey, née le 15 mars 1977, est la « gisante » de sa sœur Sabine, morte le 18 mars 1975.

Les signes qui peuvent évoquer un gisant

Ces caractéristiques ne sont pas exhaustives, et surtout elles doivent être récurrentes : avoir froid aux pieds une fois ne fait pas de vous un gisant !

Ressentis et discours

  • voix monocorde, tristesse latente
  • sensibilité au bruit
  • impression de ne pas vivre sa vie, d’être « deux »
  • impression d’avoir compris, mais de répéter le même scénario

Sommeil

  • dormir sur le dos, bras le long du corps ou en croix
  • se coucher et se réveiller dans la même position
  • ronflements, bruxisme
  • besoin de siestes très longues et régulières

Lumière, froid, couleurs

  • dormir dans le noir complet, photophobie
  • avoir souvent froid, extrémités froides, syndrome de Raynaud
  • préférence marquée pour le noir, l’anthracite, le gris

Activités et métiers

  • sports extrêmes vécus à forte dose
  • goût pour la visite des cimetières
  • métiers liés à l’air (pilote, hôtesse, alpiniste), à la mort (médecin légiste, anesthésiste) ou au mouvement du corps (kiné, ostéopathe)

Le Dr Sellam associe aussi certaines pathologies au syndrome : troubles du mouvement, paralysies, maladies neurodégénératives, rhumatismes sévères, insuffisance respiratoire, rigidités physiques ou mentales. Ces associations relèvent de son approche et ne remplacent évidemment aucun avis médical.

Vous vous reconnaissez ? Par où commencer

  1. Construisez votre arbre généalogique sur au moins trois générations, jusqu’à vos arrière-grands-parents.
  2. Notez pour chaque personne : prénom, nom, dates de naissance, de décès, de mariage, de divorce, et les événements marquants.
  3. Cherchez les liens de dates entre vous et les défunts : pour le défunt, ses dates de conception, de naissance et de décès ; pour vous, vos dates de conception et de naissance.

Cet article ne suffit pas à tout dire, mais il peut vous donner une première idée. Pour approfondir, vous pouvez lire le livre du Dr Salomon Sellam, Le Syndrome du gisant, un subtil enfant de remplacement (éditions Bérangel), et vous faire accompagner pour devenir un « ex-gisant » : une constellation familiale permet précisément de rendre au défunt sa place, et de reprendre la vôtre.

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Un premier échange téléphonique permet de faire le point sur votre situation et de voir ensemble quel accompagnement vous correspond.

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